Extrait de la conférence  « L’Education prénatale naturelle transformatrice » donnée au Séminaire Européen Grundtvig de Formation des Formateurs et Diffuseurs de l’Education Prénatale à Bucarest en juin 2008 par Marie-Andrée Bertin, enseignante, fondatrice de l’ANEP

 

Tout au long de la grossesse, un cocktail hormonal au taux élevé continue à jouer un rôle d’adaptateur physique et psychique de la mère à ses nouveaux besoins et à ceux de l’enfant.

La progestérone outre son effet inhibiteur sur les contractions utérines, ralentit le péristaltisme intestinal permettant une meilleure absorption des substances nutritives. Elle agit sur le centre nerveux de la respiration entrainant une oxygénation du sang de 20% supérieure. Elle développe les glandes mammaires. Elle induit chez la mère le besoin de ralentir le rythme de ses activités, de rechercher des moments de silence et d’intériorisation facilitant le contact avec l’enfant.

L’ocytocine dite « hormone de l’amour » est produite par tout être humain dans les situations amoureuses, amicales et amplifie les comportements chaleureux. Pendant la grossesse elle est présente chez la mère 24h sur 24, ce qui crée un climat d’empathie profonde entre elle et son enfant.

Au cours du dernier mois, le taux d’ocytocine augmentera notablement rendant la mère plus irritable, souvent insomniaque désirant faire naître son enfant.

Les œstrogènes rendent les tissus maternels plus souples. Ils inclinent la mère vers sa sphère émotionnelle, favorisant une bonne connexion de celle-ci avec celle de l’enfant.

Les endorphines, dites « hormones du bonheur » facilitent ces échanges, leur apportant une note de joie. Leur action renforce celle des œstrogènes, augmentant l’empathie mère-enfant : Il se produit chez la mère une sorte de régression à son propre état fœtal qui lui permet de mieux percevoir, interpréter les messages de son enfant et de leur répondre.

La prolactine qui apparaît vers la 4ème semaine prépare les glandes mammaires à la lactation et induit un sentiment maternel, en synergie avec  les hormones précédemment citées.

La CHR, Corticotrophine Releasing Hormone… met l’utérus dans le mouvement des premières contractions. D’après le Dr Imbert,  c’est le fœtus qui est aux commandes. Il adresse à son système hormonal un message qui accélère la maturation pulmonaire et la synthèse par le placenta de la CHR.

Chez la mère, dans une alternance contractions/relâchements, l’ocytocine provoque les contractions, les prostaglandines  maintiennent la contractilité de l’utérus entre deux contractions, catécholamines et adrénaline donnent les forces physiques et  morales pour faire face à l’événement, alors que les endorphines créeront une analgésie naturelle et une détente.

Marie-Andree Bertin