[Video] Le cerveau et les émotions des petits

par le Dr Catherine Gueguen
« Le cerveau du tout-petit est extrêmement malléable, c’est à dire que toutes les relations qu’il va rencontrer, avec ses parents, avec les professionnels de l’enfance, vont modifier en profondeur son cerveau, ses cellules cérébrales, les molécules, les connexions entre les neurones, les circuits neuronaux, même les structures cérébrales et même l’expression des gènes. Toutes les relations que nous avons avec nos enfants modifient en profondeur le cerveau et d’autant plus que l’enfant est petit, dès la grossesse. Le cerveau de l’enfant est le plus malléable PENDANT LA GROSSESSE et les deux premières années de vie. Il reste malléable toute l’enfance et toute l’adolescence.
Et donc, moi je suis pour qu’on chouchoute le plus possible les femmes enceintes, qu’elles soient le moins possible stressées. Pour moi, une civilisation est avancée si elle prend en compte les femmes enceintes et qu’elle les cocoone et qu’elle aide les parents pendant les deux premières années de vie. »
Dr Catherine Gueguen, pédiatre, spécialisée dans le soutien à la parentalité, auteure, « Le cerveau et les émotions des petits », La Maison des Maternelles
Dr Bruce Lipton (en français) et Annie Laforest parlent d’épigénétique et de la nouvelle biologie

Dr Bruce Lipton (en français) et Annie Laforest parlent d’épigénétique et de la nouvelle biologie

« Le comportement commence à s’enregistrer au cours des trois derniers mois de la grossesse. Le cerveau enregistre ce qui se passe dans le monde. Comment un fœtus peut-il enregistrer un programme?
La mère interagit avec le monde. Son cerveau produit des réactions biochimiques et contrôle son comportement et sa vie, à partir de ce qu’elle voit. C’est elle qui observe le monde, le fœtus ne peut pas le voir. En revanche, celui-ci sait si le monde est sûr ou non, il le ressent parce que le sang de la mère, qui contient la chimie de ses émotions et de ses hormones, irrigue le placenta.
Ce petit être réagit donc aux mêmes émotions et aux mêmes hormones même s’il ne peut pas voir ce qui se passe. C’est ainsi que commence notre apprentissage.

Si la mère a une habitude, un schéma, un « plan », les mêmes réactions chimiques circuleront dans son corps chaque fois qu’elle adoptera un comportement donné. Il s’agit d’un enregistrement, tel une partition qui rejoue les mêmes notes encore et encore. Le fœtus le reconnaîtra et se dira : « Je connais ce modèle, c’est comme une chanson que j’ai entendue tellement souvent que maintenant, je peux la répéter à mon tour. »
Mais comme nous avons compris que la peur est de la biochimie, des émotions, le bébé vit donc déjà cette appréhension avant sa naissance. Et cette peur contrôlera sa vie. Il ignore de quoi ou pourquoi il a peur. Tout ce qu’il sait, c’est que l’extérieur n’est pas sûr. » Dr Bruce Lipton, biologiste,  Université de Virginie

[VIDEO] Des sourires, de la parole, du jeu

Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik explique comment se développe le cerveau des bébés dès la conception et quelles sont les attitudes favorables à sa stimulation… sourires, parole, jeu. Video de 6min 28s

Comportement et neurones-miroirs

Comportement et neurones-miroirs

Nous possédons des neurones miroirs qui transmettent et reçoivent les émotions des autres personnes, d’autres les pensées et d’autres les comportements.

Par exemple, quand on regarde quelqu’un faire du sport, les mêmes neurones s’activent dans notre cerveau.

 Cela explique aussi comment l’être humain comprend les émotions, les intentions d’autrui.

 Ces neurones se forment et se multiplient dans le cerveau du bébé dès la période embryonnaire.

Pendant la gestation, les cerveaux de la mère et de l’enfant (du père aussi et des personnes proches) communiquent constamment par leurs neurones miroirs. C’est ainsi que l’enfant s’éduque à travers le mode de vie de ses parents et se prépare à la vie dans son futur environnement, c’est le fondement de l’éducation prénatale.

La mère, par ses pensées, ses émotions, ses états d’âme, son imagination, son comportement peut donc activement participer à la formation de l’enfant qu’elle porte.

Pour aller plus loin:  http://anti-deprime.com/2018/05/19/lempathie-lapprentissage-formidable-potentiel-neurones-miroirs/

 

Alerte à « l’effet cocktail » pendant la grossesse

Résumé de l’Article dans la revue « Pour la Science » N° 481 novembre 2017.

« L’équipe de Bernard Jégou, à Rennes, vient d’apporter la preuve d’un effet cocktail, dû à un mélange de perturbateurs endocriniens, sur la production de testostérone par les testicules du fœtus humain…

Les perturbateurs endocriniens sont des molécules capables, notamment, de bloquer la synthèse d’ hormones, comme la testostérone… L’exposition simultanée à plusieurs substances exacerbe les effets de chaque molécule individuelle, y compris à des concentrations auxquelles chaque molécule prise une à une n’exerce pas ou peu d’activité : c’est l’ « effet cocktail »…

Les chercheurs s’intéressent  à une hormone clé, la testostérone, nécessaire à la masculinisation de l’individu et au développement de l’appareil urogénital et à la croissance du cerveau… Ils ont sélectionné des substances auxquelles les femmes enceintes sont susceptibles d’être exposées : médicaments, pesticides, agents récréatifs comme le café ou l’alcool … (27 molécules) dont onze d’entre elles se sont révélées antitestostérone individuellement, puis en effet cocktail à faible concentration…

Leur approche a ainsi apporté pour la première fois la preuve de concept de l’effet additif des molécules et donc de la démultiplication des effets chez l’homme. L’exacerbation de l’effet d’une molécule en présence d’autres antiandrogènes varie d’un facteur 10 à 10 000 selon la molécule…

Il semble qu’il existe une fenêtre particulièrement sensible au cours du premier trimestre de grossesse… Maintenant les chercheurs développent des techniques permettant d’identifier et de quantifier toutes les molécules présentes dans un échantillon de liquide amniotique… Les chercheurs souhaitent travailler de façon multidisciplinaire, avec des biologistes, des chimistes, des toxicologues, des épidémiologistes, «pour croiser des résultats d’enquêtes épidémiologiques, de statistiques, d’exposition animale in vitro, in vivo etc…

Les effets sur les oestrogènes ou d’autres hormones devront aussi être étudiés. De plus, l’exposition ne se limite pas à la grossesse: les effets tout au long de la vie restent à décrypter.»

Bernard JEGOU directeur de recherche à l’Inserm-IRSET et à l’EHESP, à Rennes.

P.Gaudriault et al., Environmental Health Perspective, vol. 125, n° 8, 2017.

[Video] La vie prénatale II et III


La Vie Prénatale II

par le Dr Catherine Dolto, haptopsychothérapeute (15 min 37)

Extrait:

« Dès la vie prénatale, ce qui fait que l’enfant se sent accueilli, invité, provoqué, ce sont de minuscules changements de tonus dans le giron maternel – le giron, c’est un vieux mot français que nous prenons pour ne pas parler d’utérus parce que c’est beaucoup plus que l’utérus, le giron, c’est l’utérus plus le diaphragme du périnée, le diaphragme thoracique et tous les muscles abdominaux qui sont autour. L’enfant est pris entre ces deux diaphragmes qui dialoguent entre eux avec tous les viscères maternels qui sont le lieu premier où une émotion s’exprime; les viscères, le souffle c’est la première réaction à toute émotion et lui, il perçoit tout ça avec un discernement extraordinaire. »

 

La vie prénatale III

Extrait:

« Nous sommes extraordinairement responsables de ce que nous faisons vivre aux enfants dans la vie prénatale, dans la toute petite enfance parce que nous penons une part beaucoup plus grande que nous croyons à la construction qu’ils vont faire d’eux-mêmes. »