Cultiver le potentiel humain et optimiser les relations dès le début de la vie – 12 principes directeurs

Cultiver le potentiel humain et optimiser les relations dès le début de la vie – 12 principes directeurs

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L’APPPAH ,Association de psychologie prénatale et périnatale et de la santé a adopté et approuvé les 12 principes directeurs pour cultiver le potentiel humain et optimiser les relations dès le début de la vie.

1. La période primaire

La principale période de développement humain se situe entre la conception et la première année de la vie postnatale. C’est le moment où les bases vitales sont établies à tous les niveaux de l’être: physique, émotionnel, mental, spirituel et relationnel.

2. Former le plan directeur

Les expériences de cette période primaire constituent le plan directeur de nos perceptions fondamentales, de nos structures de croyances et de nos façons d’être dans le monde avec les autres et avec nous-mêmes.

Ces éléments fondateurs sont implicites, observables chez les nouveau-nés et initient des modes d’être tout au long de la vie.

Ces schémas implicites fondamentaux façonnent profondément notre être dans des directions qui améliorent ou diminuent la vie.

3. Continuum de développement

Le développement humain est continu de la vie prénatale à la vie postnatale. Les modèles postnatals s’appuient sur des expériences prénatales et de naissance antérieures

Les fondements optimaux de la croissance et de la résilience, y compris le développement du cerveau, l’intelligence émotionnelle et l’auto-régulation, reposent sur des conditions optimales pendant la période précédant la conception, la grossesse, la naissance et la première année de la vie.

Les fondements optimaux d’un attachement sécurisé et de relations saines reposent sur des relations optimales au cours de la période précédant la conception, pendant la grossesse, la naissance et la première année de la vie.

4. Capacités et capacités

Les êtres humains sont conscients, sensibles, conscients et possèdent le sens du Soi même au cours de cette période primaire très précoce.

Nous recherchons des états de complétude et de croissance sans cesse croissants à travers l’expression de la vie humaine. Cette dynamique innée guide et infuse notre développement humain.

Dès le début de leur vie, les bébés perçoivent, communiquent et apprennent, de manière à intégrer les capacités et les façons d’être mental à mental, énergétique, physique et sensorielle.

5. relation

Le développement humain se produit dans la relation depuis le début. Les liens humains et l’environnement environnant influencent profondément la qualité et la structure de chaque aspect du développement de bébé.

Dès le début de sa vie, bébé expérimente et intériorise ce que la mère ressent et ressent. Les relations du père et / ou du partenaire avec la mère et le bébé font partie intégrante de l’optimisation des fondements de base du bébé.

Toutes les relations et les rencontres avec la mère, le bébé et le père au cours de cette période primaire ont une incidence sur la qualité de vie et les fondements du bébé. Des relations saines, affectueuses et saines font partie intégrante de l’optimisation des fondements primaires de bébé.

6. Besoins innés

Le besoin inné de sécurité, d’appartenance, d’amour et de ressourcement, de se sentir désiré, de se sentir valorisé et d’être perçu comme le Soi que nous sommes est présent depuis le début de la vie. Répondre à ces besoins et créer un environnement propice au développement optimal.

7. communication

Les bébés communiquent et cherchent continuellement des liens. Communiquer avec bébé et y répondre de manière à respecter ses multiples capacités de communication favorisent un développement et une intégrité optimaux.

8. Interconnexion mère-bébé

Le respect et l’optimisation du lien entre la mère et le bébé et l’interconnexion mère-bébé pendant la grossesse, la naissance et la petite enfance sont des priorités absolues.

9. Collage

La naissance et la création de liens sont un processus de développement essentiel pour la mère, le bébé et le père / partenaire, qui forment des schémas fondamentaux ayant des implications pour toute la vie.

Les meilleurs résultats pour le bébé et la mère se produisent lorsque la mère se sent responsabilisée et soutenue et que le processus naturel de la naissance se déroule avec une intervention minimale et sans interruption de la relation mère-bébé et du contact physique. En cas de séparation du bébé de la mère, la continuité du contact et de la relation du père avec le bébé est essentielle.

Le bébé réagit et s’épanouit mieux lorsqu’il communique directement avec lui, lorsque la relation avec la mère n’est pas perturbée et lorsque le processus de la naissance renforce la capacité de bébé d’orienter et d’intégrer la série d’événements.

10. Résolution et guérison

Résoudre et résoudre les conflits passés et actuels, le stress et les problèmes qui affectent la qualité de vie de tous les membres de la famille est une priorité absolue. Le faire avant la grossesse est préférable. Lorsque cela est nécessaire, un soutien thérapeutique pour la mère, le bébé et le père, fourni le plus tôt possible au cours de cette période primaire vitale, est recommandé pour des résultats optimaux.

11. Modèles sous-jacents

Lorsque des problèmes non résolus subsistent ou que des conditions et des expériences optimales se produisent pendant la conception, la grossesse, la naissance et la première année postnatale, des problèmes de santé, des comportements de stress, des difficultés de maîtrise de soi, d’attachement, d’apprentissage et d’autres durée de vie.

12. Support professionnel

Ces premiers schémas décroissants s’inscrivent au-dessous du niveau de l’esprit conscient dans le système de mémoire implicite, les schémas subconscients et somatiques. Les professionnels formés à la psychologie prénatale et périnatale peuvent identifier ces schémas et aider les bébés, les enfants, les parents et les adultes à guérir, en passant de ces schémas principaux à ceux qui améliorent la vie à tout âge. Lorsque les parents résolvent et résolvent leurs problèmes non résolus liés à la grossesse et à la naissance de leur enfant, leurs enfants en bénéficient à tout âge.

L’éducation prénatale transformatrice, le rôle des hormones

Conférence donnée par Marie-Andrée Bertin au cours d’un séminaire européen Grundtvig de formation de diffuseurs de l’Education Prénatale,  à Bucarest en 2008.

L’Education prénatale naturelle que nos Associations étudient et diffusent n’est ni une idée, ni un concept d’un intellect humain. C’est une réalité naturelle qui émerge des recherches scientifiques et psychologiques pluridisciplinaires actuelles. Elle rejoint d’ailleurs l’intuition profonde et millénaire des femmes et celle des hommes de plus en plus nombreux.

Cette réalité naturelle résulte de l’action conjuguée de trois facteurs essentiels :

– les processus de la grossesse.

– les matériaux et stimulations qui leur sont fournis pour accomplir leur travail.

– les potentialités de l’être prénatal : son capital génétique et la prodigieuse énergie qu’il va déployer pour assurer avec un maximum de sécurité, son développement physique et psychique.

Sur les processus en œuvre nous n’avons aucune prise. Ils sont intangibles, élaborés et réglés par la vie elle-même. Or, comme nous le savons, « on ne peut maîtriser la nature qu’en lui obéissant ». Il est donc nécessaire de connaître ces processus pour éviter de les entraver et favoriser au mieux leur accomplissement.

Par contre la qualité des éléments physiques et des stimulations sensorielles, affectives, mentales et spirituelles avec lesquelles ces processus vont travailler dépendent du vécu de la future mère. Celle-ci a donc besoin de la complicité du père, de l’aide de son entourage, de la compréhension et du soutien matériel et moral de la société tout entière.

Quant à l’étonnant dynamisme des puissances de vie œuvrant chez l’embryon et le fœtus quelques connaissances ont émergé qui nous émerveillent.

Enfin, nous verrons que tous les acteurs d’une éducation prénatale positive, ainsi que tous ceux qui en sont informés ou la diffusent, en reçoivent des bienfaits, car la connaissance de l’éducation prénatale est, par elle-même, transformatrice.

Les processus de la reproduction humaine sont mis en place et activés par la vie elle-même. Ils sont à la fois semblables, différents et complémentaires selon leurs deux pôles d’expression, féminin ou masculin, mais tous concourent à une genèse optimale d’un nouvel être humain.

Chez la femme – disons chez la grande majorité des femmes- le désir d’enfant est présent dès sa petite enfance et se précise lors de la rencontre amoureuse avec un partenaire stable.

Dès qu’une femme est enceinte – et avant même qu’elle le sache- s’active en elle une énergie procréatrice et maternelle- constitutive de l’unité bioénergétique de l’univers et de la nature féminine. C’est une force qui se perpétue dans toutes les femmes depuis les origines de l’humanité : elle a été célébrée par les cultures successives partout dans le monde.

Cette grande « mère psychobiologique » va, pendant 9 mois et plus, veiller à ce que la mère et l’enfant produisent chacun ce dont il aura besoin pour mener à bien ce projet de vie à deux.

Cette énergie maternelle universelle- qui peut d’ailleurs être exprimée par toute femme en dehors de la maternité- s’anime chez la femme qui porte la vie,  la fait grandir, la soutient, la forge au cours de sa transformation de femme en mère. (Nous verrons plus loin comment agit cette énergie de vie sous forme masculine lors de la transformation d’un homme en père).

 

Un duo hormonal admirable s’établit entre l’enfant et sa mère.

Peu après la conception, le pré-embryon signale sa présence. Il produit le PAF (Platelets activating factors) qui favorise la multiplication, la croissance cellulaire et stimule les ovaires maternels. Ceux-ci répondent en secrétant l’EPF (Early Prégnancy Factors) qui protège l’enfant des réactions de rejet du système immunitaire de sa mère.

Trois jours après la fécondation, l’embryon envoie un autre signal la HCG (Gonadotrophine chorionique) qui stimule les ovaires maternels. Ceux-ci  augmentent alors la sécrétion de la progestérone et des oestrogènes.

La progestérone empêche les contractions utérines.

Les œstrogènes rendent les tissus maternels plus souples, plus enveloppants.

Quand l’enfant-morula, après avoir parcouru la trompe de Fallope arrive dans l’utérus, il est accueilli par un endomètre vascularisé et assoupli où il peut s’enraciner… se restaurer et continuer à croître grâce aux sucres fournis par une glycémie sensiblement accrue.

Ainsi, avant même qu’une femme sache qu’elle est enceinte, cette énergie maternelle universelle en elle, cette mère profonde en elle, aura reconnu la présence de l’enfant, l’aura accueilli, nourri, protégé.

Si la femme sait cela- si nous lui disons- elle se sent envahie par la sensation, par le sentiment grandiose de participer à l’aventure universelle de l’humanité. Elle n’est plus une personne isolée portant la responsabilité de former et mettre au monde un enfant. Elle se sent habitée et soutenue par une force immense qui laisse peu de place à l’angoisse et à la culpabilité. Elle connaît une formidable extension de conscience qui peut la transformer complètement.

Brazelton et Cramer, dans les « premiers liens » soulignent « une stupéfiante capacité de la femme à réorganiser sa vie pour le bien-être de son enfant ». La psycho-biologie éclaire ce fait.

L’accueil psycho-biologique de l’embryon, l’amour et l’intelligence qui l’accompagnent sont de nature à nous rassurer et à nous renforcer tous : quel que fût l’accueil réservé par nos parents réels, nous avons été reconnus, acceptés, guidés, nourris et protégés dès notre arrivée dans le sein maternel par la mère profonde.

C’est là, sans doute, un gisement thérapeutique à exploiter auprès de ceux qui ont du mal à s’accepter eux-mêmes ou qui restent captifs d’une violence aux racines enfouies.

Tout au long de la grossesse, un cocktail hormonal au taux élevé continue à jouer un rôle d’adaptateur physique et psychique de la mère à ses nouveaux besoins et à ceux de l’enfant.

La progestérone outre son effet inhibiteur sur les contractions utérines, ralentit le péristaltisme intestinal permettant une meilleure absorption des substances nutritives. Elle agit sur le centre nerveux de la respiration entraînant une oxygénation du sang de 20% supérieure. Elle développe les glandes mammaires. Elle induit chez la mère le besoin de ralentir le rythme de ses activités, de rechercher des moments de silence et d’intériorisation facilitant le contact avec l’enfant.

L’ocytocine (2) dite « hormone de l’amour » est produite par tout être humain dans les situations amoureuses, amicales et amplifie les comportements chaleureux. Pendant la grossesse elle est présente chez la mère 24h sur 24, ce qui créé un climat d’empathie profonde entre elle et son enfant.

Les œstrogènes rendent les tissus maternels plus souples. Ils inclinent la mère vers sa sphère émotionnelle, favorisant une bonne connexion de celle-ci avec celle de l’enfant à travers les neurones-miroirs de l’un et de l’autre.

Les endorphines, dites « hormones du bonheur » facilitent ces échanges, leur apportant une note de joie. Leur action renforce celle des œstrogènes, augmentant l’empathie mère-enfant. Il se produit chez la mère une sorte de régression à son propre état fœtal qui lui permet de mieux percevoir, interpréter les messages de son enfant et de leur répondre.

La prolactine (3) qui apparaît vers la 4em semaine prépare les glandes mammaires à la lactation et induit un sentiment maternel, en synergie avec les hormones précédemment citées.

Au cours du dernier mois, le taux d’ocytocine augmentera notablement rendant la mère plus irritable, souvent insomniaque désirant faire naître son enfant. Mais c’est lui qui déclenchera l’accouchement au moment le plus approprié, comme le décrit le Dr Imbert.

« C’est le fœtus qui est aux commandes. Il adresse à son système hormonal un message qui accélère la maturation pulmonaire et la synthèse par le placenta d’une hormone (la CHR, Corticotrophine Releasing Hormone) … qui met l’utérus dans le mouvement des premières contractions. » (4)

Chez la mère, dans une alternance contractions/relâchements, l’ocytocine provoque les contractions, les prostaglandines maintiennent la contractilité de l’utérus entre deux contractions, catécholamines et adrénaline donnent les forces physiques et morales pour faire face à l’évènement, alors que les endorphines créeront une analgésie naturelle et une détente.

Chez l’homme, la nature a également prévu des processus de transformation, de paternalisation. Un fait biologique important et souvent ignoré est éclairé par la physique quantique. Celle-ci a découvert que si deux particules sont entrées en contact leur lien se perpétue dans le temps, quelle que soit la distance qui les sépare.

Il s’en suit que l’énergie du spermatozoïde fécondant communiquée à la cellule initiale de l’enfant reste en contact avec celle du père. Et les 26 paires de chromosomes qui se sont unies à celles de la mère seront répliquées dans toutes les cellules de l’enfant et demeurent aussi en contact avec le père. Un lien biologique et énergétique est bien réel entre le père et l’enfant.

Les cultures du passé l’ont ignoré… ou refusé. Elles éloignaient l’homme de la grossesse, faisant de celle-ci « une affaire de femme ».

D’autre part chez l’homme et tout au long de la gestation, des variations hormonales sont à l’œuvre. Si une bonne relation amoureuse existe dans le couple, elle s’étend peu à peu à l’enfant lorsque celui-ci révèle sa présence.

L’ocytocine est secrétée par le père, bien qu’à un taux moindre que chez la mère. Elle affine chez lui les composantes féminines de son affectivité : sa sensibilité, son intuition, sa capacité à entrer en contact emphatique avec sa compagne et leur enfant.

Le taux de testostérone s’abaisse, ce qui diminue la libido, l’agressivité sexuelle. Le taux de prolactine augmente, ce qui contribue à atténuer les besoins sexuels et à les transformer en tendresse et en comportements protecteurs.

Ce dont précisément sa compagne et son enfant ont besoin. « Si la mère porte l’enfant, il appartient au père de porter la mère et l’enfant » dit un proverbe chinois. Il est alors comme une seconde matrice bio-psychique enveloppant la mère et l’enfant.

L’Education prénatale redonne à l’homme-père sa vraie place. C’est une nouvelle conquête pour lui-même, un apport considérable pour la mère et l’enfant.

Les transformations que la nature opère chez la femme devenant mère et chez l’homme devenant père ont pour but d’assurer la perpétuation de l’espèce et le meilleur accueil pour la formation optimale d’un nouvel être humain.

Mais il s’agit, en fait, d’une trilogie. Le troisième acteur, le plus actif, est « celui qui vient ». Il passera par les états d’œuf initial, d’embryon et de fœtus. L’œuf formé par la fusion du spermatozoïde et de l’ovule est un concentré inimaginable d’informations. Il est porteur des gènes de l’espèce humaine et de la phylogénèse, c’est-à-dire de toute l’histoire de la vie, de la première cellule vivante à l’être humain si complexe. Il contient également l’héritage physique et psychologique (on ne peut jamais séparer ces deux volets du vivant) des deux lignées parentales.

L’être prénatal, embryon puis fœtus, va inscrire ensuite dans ses cellules le vécu de sa conception et des neuf mois qui fondent en grande partie sa personne future.

La cellule originelle du nouvel être est également porteuse d’un projet de vie complexe qui déploiera une énergie intense pour se réaliser. Aussitôt formée, comme nous l’avons vu, elle signale sa présence et sollicite de l’organisme maternel accueil et protection.

L’embryon engendre, dans l’utérus où il est nidé, les tissus et les organes nécessaires à sa nutrition et à sa protection : le placenta et le cordon ombilical, le liquide amniotique dans lequel il baigne, les membranes qui l’enveloppent. Ses cellules se multiplient à un rythme effréné et chacune d’elles intègre les matériaux et les informations qui lui viennent de la mère et à travers elle du père et de l’environnement. Avec eux, s’édifient les bases du futur enfant : sa santé, se sensorialité, son affectivité, son mode relationnel, ses facultés cognitives, voire sa créativité.

Si la gestation est abandonnée aux aléas de la vie, ces éléments constructeurs seront de plus ou moins bonne qualité.

Au contraire, si les futurs parents sont informés du fait qu’il leur appartient de choisir, sur tous les plans, la qualité des « nourritures » données à l’enfant, celui-ci aura toutes les chances d’être sain, fort, équilibré, ouvert aux autres et à la vie, créatif et capable de répandre autour de lui  le bonheur et la paix.

Les futurs parents deviennent ainsi, consciemment, les éducateurs fondamentaux de leur enfant et transforment une grossesse soumise aux incertitudes de la vie en une œuvre créatrice.

Cela, sans aucun artifice, sans rien forcer, en enrichissant leur propre vie et en communiquant avec l’enfant. En lui témoignant beaucoup d’amour, car l’amour est la stimulation la plus puissante qui soit.

Chacun des deux parents sera transformé par cette attitude créatrice basée sur la connaissance des lois de la vie et soutenue par les énergies universelles.

La femme-mère et l’homme-père auront chacun conquis une nouvelle dimension de leur être. Certains nous ont dit avoir connu un formidable développement personnel, une véritable renaissance. Ils nous ont confié également que leur couple avait été consolidé par cette œuvre commune…

… Une magistrale confirmation de l’importance de l’éducation prénatale a été apportée en 2001, à Caracas, au IVe congrès pour l’Education Prénatale, par le généticien américain Bruce Lipton. Il a également ouvert devant ses conséquences incalculables des perspectives qui soulèvent espoir et enthousiasme. Citons-le :

« Selon les apports et les influences du milieu, certains gènes sont activés et d’autres non. L’activation des programmes des gènes est contrôlée par la perception qu’a l’organisme de l’ambiance du milieu.

Les émotions maternelles telles que la peur ou la colère, ou au contraire l’amour ou l’espérance influencent biochimiquement la sélection et la réécriture du code génétique de l’enfant in utero avec des conséquences évolutives très profondes sue les générations futures. Les futurs parents sont de véritables « ingénieurs génétiques ». Il est urgent qu’ils en soient informés ».

… « Ingénieurs génétiques », c’est-à-dire transformateurs des générations à venir.

Soyons conscients que nous sommes dépositaires d’un puissant levier naturel de transformation. Il appartient à l’humanité toute entière. Soyons heureux et fiers de le mettre à la disposition  de tous ses membres. Nous en serons nous-mêmes transformés.

1/Edj E. « Hestrogen and human Implantation » Human Reproduction. 1995

2/ Kerstin Uvnas Mauberg  “Antistress Patterns induced by oxytocin”. 1998

3/  M. Jowit “Childbirth unmasked” Ed. Peter Woller. 1993

4/ Dr Claude Imbert “L’avenir se joue avant la naissance” Ed. Visualisation Holistique. 1998

 

 

 

L’Education prénatale pour les jeunes futurs parents

Extrait de la conférence  « L’Education prénatale naturelle transformatrice » donnée au Séminaire Européen Grundtvig de Formation des Formateurs et Diffuseurs de l’Education Prénatale à Bucarest en juin 2008 par Marie-Andrée Bertin

Comment réagissent les jeunes, quand on leur présente l’éducation prénatale ?

Marie Andrée Bertin, fondatrice de l’ANEP, nous confie : « Je puis témoigner pour avoir rencontré des centaines de jeunes, des milliers peut-être, que la simple connaissance de l’éducation prénatale est déjà pour eux transformatrice.

A ces adolescents à la recherche du sens de la vie, de leur vie, je dis : Je viens vous parler d’un sujet qui vous aidera plus tard quand vous désirerez devenir père ou mère, mais je viens surtout vous parler de vous, car cette période prénatale, vous l’avez tous vécue. Elle est toujours présente en vous, dans vos cellules, dans votre subconscient et, souvent, elle induit vos réactions, vos choix, sans que vous n’en ayez conscience.

Attentifs à ces choses de la vie, je les vois mûrir pendant le temps que je passe avec eux. S’ils sont entrés dans la salle en chahutant un peu, ils ressortent en silence, le visage et le regard empreints d’une nouvelle gravité. Ils ont été touchés aux racines de leur être profond.

Une mère me confia : « Ma fille a complètement changé de mentalité et de comportement depuis qu’elle vous a entendue. »  Ces jeunes évoluent vers une meilleure compréhension d’eux-mêmes de l’amour et de la sexualité, de la vie. Ils situent mieux leur responsabilité familiale et sociale. Ils entrevoient une formidable ouverture vers l’avenir d’un monde qui leur appartiendra de créer.

Une magistrale confirmation de l’importance de l’éducation prénatale a déjà été apportée en 2001, à Caracas, au 4ème Congrès pour l’Education Prénatale, par le généticien américain Bruce Lipton. Il a également ouvert devant ses conséquences incalculables des perspectives qui soulèvent espoir et enthousiasme. Citons-le :

« Selon les apports et les influences du milieu, certains gènes sont activés et d’autres non. L’activation des programmes des gènes est contrôlée par la perception qu’a l’organisme de l’ambiance du milieu. Les émotions maternelles telles que la peur ou la colère, ou au contraire l’amour ou l’espérance  influencent biochimiquement  la sélection et la réécriture du code génétique de l’enfant in utero  avec des conséquences évolutives très profondes  sur les générations futures.

Les futurs parents sont de véritables « ingénieurs généticiens ». Il est urgent qu’ils en soient informés. »« Ingénieurs généticiens», c’est-à-dire transformateurs des générations à venir. Qui le fait savoir ? Aux futurs parents, aux jeunes, à tous ?

Soyons conscients que nous sommes dépositaires d’un puissant levier naturel de transformation. Il appartient à l’humanité tout entière. Soyons heureux et fiers de le mettre à la disposition de tous ses membres. Nous en serons nous-mêmes transformés. »

Marie-Andrée Bertin

La grossesse consciente : œuvre créatrice

Extrait de la conférence  donnée au Séminaire Européen Grundtvig de Formation des Formateurs et Diffuseurs de l’Education Prénatale à Bucarest en juin 2008 par Marie-Andrée Bertin

Si la conception et la gestation sont abandonnées aux aléas de la vie, ces éléments constructeurs seront de plus ou moins bonne qualité.

Au contraire, si les futurs parents sont informés du fait qu’il leur appartient de choisir, sur tous les plans, la qualité des « nourritures » données à l’enfant, celui-ci aura toutes les chances d’être sain, fort, équilibré, ouvert aux autres et à la vie, créatif et capable de répandre autour de lui le bonheur et la paix.

Les futurs parents deviennent ainsi, consciemment, les éducateurs fondamentaux de leur enfant et transforment une grossesse soumise aux aléas de la vie en une œuvre créatrice.

Cela, sans aucun artifice, sans rien forcer, en enrichissant leur propre vie et en communiquant avec l’enfant. En lui témoignant beaucoup d’amour, car l’amour est la stimulation la plus puissante qui soit.

Chacun des deux parents sera transformé par cette attitude créatrice basée sur la connaissance des lois de la vie et soutenue par les énergies universelles.

La femme-mère et l’homme-père auront chacun conquis une nouvelle dimension de leur être. Certains nous ont dit avoir connu un formidable développement personnel, une véritable renaissance.

Ils nous ont confié également que leur couple avait été consolidé par cette œuvre commune.

Marie-Andrée Bertin

La formation du bébé pendant la grossesse

Le 3ème acteur le plus actif, est « celui qui vient ». Il passera par les états d’œuf initial, d’embryon et de fœtus. L’œuf formé par la fusion du spermatozoïde et de l’ovule est un concentré inimaginable d’informations. Il est porteur de gènes de l’espèce humaine et de la phylogénèse, c’est-à-dire de toute l’histoire de la vie de la première cellule vivante à l’être humain si complexe. Il contient également l’héritage physique et psychologique (on ne peut jamais séparer ces deux volets du vivant) des deux lignées parentales.

L’être prénatal, embryon puis fœtus, va inscrire ensuite dans ses cellules le vécu de sa conception, des neuf mois (et quelques millénaires) qui ont en grande partie fondé sa personne future.

La cellule originelle du nouvel être est également porteuse d’un projet de vie complexe qui déploiera une énergie intense pour se réaliser. Aussitôt formée, comme nous l’avons vu, elle signale sa présence et sollicite de l’organisme maternel accueil et protection.

L’embryon engendre, dans l’utérus où il est nidé, les tissus et les organes nécessaires à sa nutrition et à sa protection : le placenta et le cordon ombilical, le liquide amniotique dans lequel il baigne, les membranes qui l’enveloppent.

Ses cellules se multiplient à un rythme effréné et chacune d’elles intègre les matériaux et les  informations qui lui viennent de la mère et à travers elle du père et de l’environnement. Avec eux, s’édifient les bases du futur enfant : sa santé, sa sensorialité, son affectivité, son mode relationnel, ses facultés cognitives, voire sa créativité.