Dr Bruce Lipton (en français) et Annie Laforest parlent d’épigénétique et de la nouvelle biologie

Dr Bruce Lipton (en français) et Annie Laforest parlent d’épigénétique et de la nouvelle biologie

« Le comportement commence à s’enregistrer au cours des trois derniers mois de la grossesse. Le cerveau enregistre ce qui se passe dans le monde. Comment un fœtus peut-il enregistrer un programme?
La mère interagit avec le monde. Son cerveau produit des réactions biochimiques et contrôle son comportement et sa vie, à partir de ce qu’elle voit. C’est elle qui observe le monde, le fœtus ne peut pas le voir. En revanche, celui-ci sait si le monde est sûr ou non, il le ressent parce que le sang de la mère, qui contient la chimie de ses émotions et de ses hormones, irrigue le placenta.
Ce petit être réagit donc aux mêmes émotions et aux mêmes hormones même s’il ne peut pas voir ce qui se passe. C’est ainsi que commence notre apprentissage.

Si la mère a une habitude, un schéma, un « plan », les mêmes réactions chimiques circuleront dans son corps chaque fois qu’elle adoptera un comportement donné. Il s’agit d’un enregistrement, tel une partition qui rejoue les mêmes notes encore et encore. Le fœtus le reconnaîtra et se dira : « Je connais ce modèle, c’est comme une chanson que j’ai entendue tellement souvent que maintenant, je peux la répéter à mon tour. »
Mais comme nous avons compris que la peur est de la biochimie, des émotions, le bébé vit donc déjà cette appréhension avant sa naissance. Et cette peur contrôlera sa vie. Il ignore de quoi ou pourquoi il a peur. Tout ce qu’il sait, c’est que l’extérieur n’est pas sûr. » Dr Bruce Lipton, biologiste,  Université de Virginie

[VIDEO] Des sourires, de la parole, du jeu

Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik explique comment se développe le cerveau des bébés dès la conception et quelles sont les attitudes favorables à sa stimulation… sourires, parole, jeu. Video de 6min 28s

Alerte à « l’effet cocktail » pendant la grossesse

Résumé de l’Article dans la revue « Pour la Science » N° 481 novembre 2017.

« L’équipe de Bernard Jégou, à Rennes, vient d’apporter la preuve d’un effet cocktail, dû à un mélange de perturbateurs endocriniens, sur la production de testostérone par les testicules du fœtus humain…

Les perturbateurs endocriniens sont des molécules capables, notamment, de bloquer la synthèse d’ hormones, comme la testostérone… L’exposition simultanée à plusieurs substances exacerbe les effets de chaque molécule individuelle, y compris à des concentrations auxquelles chaque molécule prise une à une n’exerce pas ou peu d’activité : c’est l’ « effet cocktail »…

Les chercheurs s’intéressent  à une hormone clé, la testostérone, nécessaire à la masculinisation de l’individu et au développement de l’appareil urogénital et à la croissance du cerveau… Ils ont sélectionné des substances auxquelles les femmes enceintes sont susceptibles d’être exposées : médicaments, pesticides, agents récréatifs comme le café ou l’alcool … (27 molécules) dont onze d’entre elles se sont révélées antitestostérone individuellement, puis en effet cocktail à faible concentration…

Leur approche a ainsi apporté pour la première fois la preuve de concept de l’effet additif des molécules et donc de la démultiplication des effets chez l’homme. L’exacerbation de l’effet d’une molécule en présence d’autres antiandrogènes varie d’un facteur 10 à 10 000 selon la molécule…

Il semble qu’il existe une fenêtre particulièrement sensible au cours du premier trimestre de grossesse… Maintenant les chercheurs développent des techniques permettant d’identifier et de quantifier toutes les molécules présentes dans un échantillon de liquide amniotique… Les chercheurs souhaitent travailler de façon multidisciplinaire, avec des biologistes, des chimistes, des toxicologues, des épidémiologistes, «pour croiser des résultats d’enquêtes épidémiologiques, de statistiques, d’exposition animale in vitro, in vivo etc…

Les effets sur les oestrogènes ou d’autres hormones devront aussi être étudiés. De plus, l’exposition ne se limite pas à la grossesse: les effets tout au long de la vie restent à décrypter.»

Bernard JEGOU directeur de recherche à l’Inserm-IRSET et à l’EHESP, à Rennes.

P.Gaudriault et al., Environmental Health Perspective, vol. 125, n° 8, 2017.

[Video] La vie prénatale II et III


La Vie Prénatale II

par le Dr Catherine Dolto, haptopsychothérapeute (15 min 37)

Extrait:

« Dès la vie prénatale, ce qui fait que l’enfant se sent accueilli, invité, provoqué, ce sont de minuscules changements de tonus dans le giron maternel – le giron, c’est un vieux mot français que nous prenons pour ne pas parler d’utérus parce que c’est beaucoup plus que l’utérus, le giron, c’est l’utérus plus le diaphragme du périnée, le diaphragme thoracique et tous les muscles abdominaux qui sont autour. L’enfant est pris entre ces deux diaphragmes qui dialoguent entre eux avec tous les viscères maternels qui sont le lieu premier où une émotion s’exprime; les viscères, le souffle c’est la première réaction à toute émotion et lui, il perçoit tout ça avec un discernement extraordinaire. »

 

La vie prénatale III

Extrait:

« Nous sommes extraordinairement responsables de ce que nous faisons vivre aux enfants dans la vie prénatale, dans la toute petite enfance parce que nous penons une part beaucoup plus grande que nous croyons à la construction qu’ils vont faire d’eux-mêmes. »


Pour gérer le stress

Pour gérer le stress

Même si un peu de stress dans la vie d’une future maman peut avoir un effet stimulant sur le bébé, mieux vaut éviter les stress intenses ou prolongés qui eux peuvent induire de mauvaises répercussions sur le développement du bébé en formation (d’après de nombreuses études).

Voici quelques méthodes simples et efficaces pour l’atténuer ou en sortir:

10 méthodes pour combattre le stress (validées par les neurosciences)

Important: visite préconceptionnelle 3 mois avant la conception

Important: visite préconceptionnelle 3 mois avant la conception

Une grossesse dure 12 mois et non pas 9 mois.

C’est 3 mois avant de donner la vie qu’il faut penser à se remettre d’aplomb sur tous les plans : supprimer tabac, alcool, cannabis, éviter le stress, avoir une bonne hygiène de vie,  et faire un bilan préconceptionnel 3 mois avant la conception pour pallier aux carences… et bien sûr manger bio!!!

Il faut aussi éviter de faire un régime agressif dans les 4 semaines à 3 mois qui précèdent la conception parce que tous les perturbateurs endocriniens, phtalates, bisphénols inclus dans les cellules graisseuses des futures mères vont être relargués en tout début de grossesse dans le cordon ombilical et c’est une catastrophe pour le bébé. De nombreuses études ont validé cette information… Alors si vous envisagez un régime, il faut l’anticiper dans l’année qui précède le début d’une grossesse et bien sûr manger bio!!!  Dr Didier Cosserat, Colloque de la Prénatalité, Saint Prix Octobre 2015

Voir aussi: [Dossier] Préméditer une grossesse en 2017, Se préparer à la conception, Le point sur les perturbateurs endocriniens