Dr Bruce Lipton (en français) et Annie Laforest parlent d’épigénétique et de la nouvelle biologie

Dr Bruce Lipton (en français) et Annie Laforest parlent d’épigénétique et de la nouvelle biologie

« Le comportement commence à s’enregistrer au cours des trois derniers mois de la grossesse. Le cerveau enregistre ce qui se passe dans le monde. Comment un fœtus peut-il enregistrer un programme?
La mère interagit avec le monde. Son cerveau produit des réactions biochimiques et contrôle son comportement et sa vie, à partir de ce qu’elle voit. C’est elle qui observe le monde, le fœtus ne peut pas le voir. En revanche, celui-ci sait si
le monde est sûr ou non, il le ressent parce que le sang de la mère, qui contient la chimie de ses émotions et de ses hormones, irrigue le placenta.
Ce petit être réagit donc aux mêmes émotions et aux mêmes hormones même s’il ne peut pas voir ce qui se passe. C’est ainsi que commence notre apprentissage.

Si la mère a une habitude, un schéma, un « plan », les mêmes réactions chimiques circuleront dans son corps chaque fois qu’elle adoptera un comportement donné. Il s’agit d’un enregistrement, tel une partition qui rejoue les mêmes notes encore et encore. Le fœtus le reconnaîtra et se dira : « Je connais ce modèle, c’est comme une chanson que j’ai entendue
tellement souvent que maintenant, je peux la répéter à mon tour. »
Mais comme nous avons compris que la peur est de la biochimie, des émotions, le bébé vit donc déjà cette appréhension avant sa naissance. Et cette peur contrôlera sa vie. Il ignore de quoi ou pourquoi il a peur. Tout ce
qu’il sait, c’est que l’extérieur n’est pas sûr. » Dr Bruce Lipton, biologiste,  Université de Virginie

[VIDEO] Des sourires, de la parole, du jeu

Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik explique comment se développe le cerveau des bébés dès la conception et quelles sont les attitudes favorables à sa stimulation… sourires, parole, jeu. Video de 6min 28s

[Video] La vie prénatale II et III

La Vie Prénatale II

par le Dr Catherine Dolto, haptopsychothérapeute (15 min 37)

Extrait:

« Dès la vie prénatale, ce qui fait que l’enfant se sent accueilli, invité, provoqué, ce sont de minuscules changements de tonus dans le giron maternel – le giron, c’est un vieux mot français que nous prenons pour ne pas parler d’utérus parce que c’est beaucoup plus que l’utérus, le giron, c’est l’utérus plus le diaphragme du périnée, le diaphragme thoracique et tous les muscles abdominaux qui sont autour. L’enfant est pris entre ces deux diaphragmes qui dialoguent entre eux avec tous les viscères maternels qui sont le lieu premier où une émotion s’exprime; les viscères, le souffle c’est la première réaction à toute émotion et lui, il perçoit tout ça avec un discernement extraordinaire. »

 

La vie prénatale III

Extrait:

« Nous sommes extraordinairement responsables de ce que nous faisons vivre aux enfants dans la vie prénatale, dans la toute petite enfance parce que nous penons une part beaucoup plus grande que nous croyons à la construction qu’ils vont faire d’eux-mêmes. »

[Dossier] L’importance de l’environnement in utero

L’environnement in utero peut rendre violent

[Video, chronique de Télématin du 11 septembre 2017]

 

Cerveau&Psycho s’est intéressé à l’environnement à travers une étude de chercheurs britanniques du King’s College de Londres. 
L’environnement de la femme enceinte aurait des effets insoupçonnés sur le fœtus, ( on s’en doutait), mais plus étonnant, sur l’enfant plus tard. L’environnement selon cette étude serait 3 choses, l’alcool, le tabac et le stress: ces chercheurs ont prouvé que ces toxiques pouvaient influencer la génétique des enfants en utero, c’est cela qu’on appelle  l’épigénétique: l’environnement qui fait muter la génétique de l’être humain.
On avait déjà démontré qu’une alimentation trop riche chez la femme enceinte pouvait être la cause d’hyperactivité chez l’enfant.
Et le tabac, l’alcool et le stress pourraient rendre l’enfant violent plus tard, avec un caractère agressif avec des comportements de vol, d’agression, etc…
Comment l’explique-t-on?
On a demandé des explications au rédacteur en chef de Cerveau & Psycho:
« Cette étude a été réalisée par des chercheurs du King’s Collège de Londres sur 300 personnes qu’ils ont suivies depuis leur naissance jusqu’à l’âge adulte.
En fait, ils ont récupéré le cordon ombilical de ces bébés et ont analysé leur ADN. Pendant la grossesse, les enfants avaient été exposés via le placenta, à du tabac ou de l’alcool, (c’est à dire que la maman avait tendance à fumer beaucoup ou à boire beaucoup) ou à des éléments de stress chroniques puissants comme la violence domestique ou la précarité.
Et puis 25 ans plus tard, ils ont regardé ce que ces enfants étaient devenus, et vu qu’une partie d’entre eux avaient développé des troubles de conduite, c’est à dire des comportement à problèmes, antisociaux, d’agressivité,  de vol, et chez les adultes qui avaient tous ces problèmes, ils ont constaté que chez les bébés in utero,  depuis tout petits, l’ADN avait été modifié. Comment?
On avait vu que des groupes d’atomes avaient été ajoutés ou retirés sur certains gènes. Et ces groupes d’atomes vont changer la façon dont les gènes du bébé vont s’exprimer pendant sa croissance.
L’alcool et le tabac pris de façon chronique peuvent entraîner des modifications dans le système hormonal, dans le système interne de la maman. On ne sait pas exactement lesquels, mais à l’arrivée, sur les gènes du fœtus, cela va se traduire par des modifications, pas des gènes eux-mêmes, mais autour de la double hélice d’ADN vont se greffer des groupements chimiques qui sont des modulateurs de l’expression des gènes. Ce qui fait que certains de ces enfants qui ont grandi in utero dans des conditions difficiles vont ensuite développer des comportements antisociaux. »
La bonne nouvelle c’est que ce n’est pas irréversible. L’étude montre que chez la moitié des enfants exposés aux risques in utero, les troubles du comportement vont disparaître avec le temps. Tout n’est pas joué car il y a des mécanismes de compensation, ou des changements d’environnement propices au comportement plus calme, comme des nouvelles stratégies éducatives qui peuvent corriger les mutations génétiques. L’éducation peut corriger l’ADN. C’est ça en fait la découverte de l’épigénétique de ces 10 dernières années. Donc rien n’est perdu. De nouvelles voies de recherche s’ouvrent  là-dessus, notamment au sujet de l’autisme… » Laurence Ostoloza, chroniqueuse à Télématin

http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/a/article-la-vie-in-utero-rend-parfois-violent-38659.php

Autres articles:

http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actu-l-environnement-in-utero-peut-rendre-violent-38563.php

http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-la-vie-in-utero-rend-parfois-violent-38659.php

 

Pour gérer le stress

Pour gérer le stress

Même si un peu de stress dans la vie d’une future maman peut avoir un effet stimulant sur le bébé, mieux vaut éviter les stress intenses ou prolongés qui eux peuvent induire de mauvaises répercussions sur le développement du bébé en formation (d’après de nombreuses études).

Voici quelques méthodes simples et efficaces pour l’atténuer ou en sortir:

10 méthodes pour combattre le stress (validées par les neurosciences)

Les foetus réagissent plus aux caresses de leur mère.

Les foetus réagissent plus aux caresses de leur mère.

05 03 2017  « Fetal behavioral responses to the touch of the mother’s abdomen: A Frame-by-frame analysis »  par Viola Marx et Emese Nagy

Une étude réalisée par l’Université de Dundee, en Écosse, et publiée dans la revue Infant Behaviour And Development a montré que les foetus reconnaissent les caresses de leur mère.
Avec des échographies en trois dimensions on a observé la réaction de 28 fœtus recevant les caresses sur le ventre de la maman, venant de la maman, du papa ou d’autres personnes.
On a constaté que la réaction la plus évidente des fœtus est survenue lorsque c’était la maman qui caressait son ventre.
Les bébés se sont même approchés de la paroi de l’utérus, comme pour mieux profiter du cocooning de leurs mères. Les réactions ont été plus évidente au cours du troisième trimestre de la grossesse, lorsque le fœtus est presque entièrement développé et prêt à la vie extra-utérine.

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